n°16 rue Matheron
Construit en 1647 pour le marchand Antoine Poignant, beau-père du sculpteur Jacques Fossé.
n°2 rue des Bagniers
Maison à l’angle de la place Saint Honoré, appartenant d’abord aux Alphant, puis aux Olivari. Jean-Pierre d’Olivari, né en 1554 et mort en 1633, était un magistrat distingué et un grand ami de Peiresc.
n°11-13 rue Victor Leydet
ou de Grimaldi-Régusse, de Saqui-Sannes
Construit à la fin du XVIIième siècle.
Construit à la fin du XVIIIième siècle sur les anciens bâtiments du couvent des Feuillants, vendu comme bien national en 1791. Siège de l’Académie des Sciences, Agriculture, Arts et Belles Lettres d’Aix.
n°2 rue Saint Jean
Ou de Rolland de Réauville
Au XVème siècle, propriété de Nicolas de Brancas et aux XVIème, XVIIème et XVIIIème siècles, des Rolland de Réauville.
n°61 et 63 Cours Mirabeau
Hôtels jumeaux, ils furent construits à la fin du XVIIème siècle pour l’orfèvre François Ferrier et pour le géomètre Balthazar Cundier.
n°53 bis Cours Mirabeau
Ou d’Albert du Chaine
Dix ans après la création du cours à carrosses, la place manque pour de nouvelles constructions et le procureur général du Parlement François de Gantès, seigneur de Valbonnette, est réduit en 1660 à acheter une hôtellerie, Le Cheval blanc, pour la démolir et construire sa demeure en face de l ‘hôtel de Pontevès.
n°53 Cours Mirabeau
Ou Laugier de Saint-André
Les premiers propriétaires furent les Chantre, teinturiers. En 1730 l’hôtel fut vendu à Antoine Laugier, seigneur de Saint-André. Sa fille se maria en 1743 à Charles Alexandre de Mazenod, officier des Mousquetaires du roi et président à mortier au Parlement. Ils eurent quatre fils dont deux naquirent dans cet hôtel, Charles Antoine né en 1745, qui sera président à la Cour des Comptes, et Charles Fortuné, évêque de Marseille. L’aîné, Charles Antoine, épousa mademoiselle de Joannis et fut le père de Charles Eugène de Mazenod, lui aussi évêque de Marseille, et fondateur de la société des Missionnaires de Provence, devenue en 1826 la congrégation des Oblats de Marie. Une plaque rappelle qu’Eugène de Mazenod a été canonisé. L’entrée se faisait rue des Grands Carmes.
n°37 Cours Mirabeau
Ou Guidi, ou d’Arnaud
Construit au milieu du XVIIème siècle pour les Guidi, il fut acquis au XVIIIème par le consul Alphonse Louis d’Arnaud, seigneur de Nibles.
n°27 Cours Mirabeau
Ou de Margallet, ou de Miollis
Construit au XVIIème siècle pour la famille des Margalet, conseillers à la Cour des Comptes. Plus tard il passe aux Maurellet. Au XVIIIème siècle l’hôtel est acquis par le marquis de La Roquette.
n°23 Cours Mirabeau
Ou de Pontevès, ou de Michaelis
Construit en 1650, appartenant successivement à des Pontevès, puis et à des Michaelis, seigneurs du Seuil, enfin aux Hancy qui le vendirent en copropriété.
n°21 Cours Mirabeau
Ou Laugier de Beaucueil, ou Leblanc de Castillon
Sur l’emplacement d’une partie de l’hôtel de Séguiran (l’autre partie servit à construire une · partie de l’hôtel d’Arbaud Jouques), les Laugier de Beaurecueil firent bâtir au début du XVIIIème siècle une vaste demeure, que nous pouvons admirer aujourd’hui. L’hôtel fut vendu aux Truphème qui le cédèrent en 1779 au procureur général Leblanc de Castillon, qui se rendit célèbre par son hostilité aux Jésuites. Ses descendants l’habitèrent jusqu’au milieu du XIXème siècle et c’est alors que la Sous-Préfecture s’y installa.
n°19 Cours Mirabeau
La partie orientale de l’hôtel de Valbelle-Meyrargues fut acquise par la veuve de Jacques d’Arbaud en 1695, et la partie occidentale de l’hôtel de Séguiran fut achetée par le fils du précédent au début du XVIIIème siècle.
La destruction de trois anciennes demeures permit à André Elzéar d’Arbaud de réaliser en quarante années son rêve de bâtisseur. Après son mariage en 1697 à l’âge de vingt et un ans, il édifia et aménagea l’un des hôtels de style Régence les plus admirés du cours Mirabeau, au numéro 19.
n°17 bis Cours Mirabeau
Ou de Raousset, ou de Cabre
Construit en 1642 par Jacques de Grille, écuyer d’Arles, qui le vendit au conseiller au Parlement Léon de Valbelle. Celui-ci remania la façade sur rue en 1678. A la fin du siècle, son petit-fils, Cosme de Valbelle, baron de Rians, vendit la partie orientale de son vaste hôtel à la veuve de Jacques d’Arbaud-Jouques et la partie occidentale à Simon de Raousset. Ce qu’il en restait fut vendu au marquis de Cabre qui le vendit en 1843 au notaire Blachet. Il fut acquis ensuite par le pharmacien Sigaud.
n°3 Cours Mirabeau
Ou des Quatre-Nations
Construit en 1777 par les frères Arnoux à usage d’hôtel, il sera acheté en 1784 par Imbert. Devenu sous la Révolution et l’Empire l’hôtel des Quatre Nations. Y logèrent : en 1788 les ambassadeurs indiens de Tipou-Sahib envoyés au roi Louis XVI ; le 18 vendémiaire an VIII Bonaparte ; en 1809 le pape Pie VII, prisonnier.
Ou de la tour d’Aigues, ou de Réauville
C’est sur les plans originaux du grand architecte parisien, Robert de Cotte, que fut bâti cet hôtel. En 1714, quand François Rolland de Tertulle, seigneur de Réauville, marquis de Cabannes, président à la Cour des Comptes, entreprit la construction de son hôtel dans le quartier Mazarin.
n°10 rue Frédéric Mistral
Ou Arnette de La Charlonny
Construit au XVIIème siècle, remanié au XVIIIème siècle et aujourd’hui complètement transformé pour une création de copropriété.
n°1a rue Frédéric Mistral
Ou Arnette de La Charlonny
Construit au XVIIème siècle, remanié au XVIIIème siècle et aujourd’hui complètement transformé pour une création de copropriété.
n° 25 rue Roux-Alphéran
Ou de Palerme, ou d’Albert
Construit au début du XVIIème siècle par André Georges Dugrou, trésorier général des Etats de Provence, puis receveur général des Domaines. Vers 1746, l’hôtel fut vendu au trésorier général du Pape en Avignon, Antoine de Palerme. Sa fille, Jeanne de Palerme, épousa Jean-Esprit d’Albert, président en la Cour des Comptes de Provence.
n°23 rue Roux-Alphéran
Ou de Boyer de Bandol, ou de Bruny de La Tour d’Aigues, ou d’Albertas, ou de Grasse
Bâti au XVIIIème siècle, vers 1735, pour François de Boyer, seigneur de Bandol. Celui-ci le vendit, dès 1744, à François de Bruny baron de La Tour d’Aigues. Il passa par la suite au comte de Grasse.
n°13 rue Roux-Alphéran
Ou de Robineau de Beaulieu, ou de Foresta
Cette grande maison, qui date du XVIIIème siècle, fut habitée au siècle dernier par le peintre Gustave de Beaulieu, né à Aix en 1801 et mort en cette même ville en 1860. Ce fut un peintre de genre et de paysages, élève de Constantin. Il a décoré dans cet hôtel un plafond « à la pompéienne ».
Ou Roux-Alphéran
Propriété au XVIIIème siècle de la famille PEYSSONNEL, seigneurs de Fuveau. L’hôtel passa ensuite dans la famille Roux-Alphéran. C’est en ces lieux que fut écrit l’ouvrage tant recherché : « Les Rues d’Aix ».
Maison habitée par Roux Alpheran mort le 8 février 1858.
n°39 rue Cardinale
Construit à la fin du XVIIème siècle avec l’hôtel jumeau du numéro 37, par Jean Gastaud. Vendu en 1712 aux Ravel. Propriété de Jean de Ravel, seigneur d’Esclapon.
n°37 rue Cardinale
Ou de Foresta
Jean de Gastaud, conseiller à la Cour des Comptes, éleva à la fin du XVIIème siècle deux hôtels, aux 37 et 39 de la rue Cardinale. Au 37 ce sont ses descendants qui habiteront l’hôtel avant qu’il soit vendu aux Foresta. Le marquis de Foresta, préfet sous la Restauration, suivit en 1830 le Roi Charles X en exil à Holy Rood.
n°32 rue Cardinale
Construit au XVIIème siècle, c’est là que naquit en 1703 Joseph Lieutaud, médecin de Louis XVI.
n°29 rue Cardinale
Immeuble construit au milieu du XVIIème siècle. Propriété du peintre Daret, vendu de son vivant.
n°17 rue Cardinale
Ou de Joursanvault-Mareilles , ou de Ruffo-Bonneval, ou de Grignan
Il fut bâti en 1670 pour Philippe Emmanuel de Carondelet, baron de Talan, et appartint avant la Révolution au marquis de La Fare, seigneur de Bonneval. En 1848 il fut acquis par le comte de Grignan et passa ensuite aux Joursenvault-Mareilles.
n°15 rue Cardinale
Ou de Giraud d’Agay
Hôtel construit au XVIIIème siècle pour les Coriolis. Au XIXème siècle, propriété des Giraud d’Agay, il fut par la suite acheté par la famille Aubert.
n°17 rue Goyrand
Ou de Grignan, ou de Villeneuve-Vence
Edifié au début du XVIIIème siècle par François d’Albert et par son fils Marc Antoine, tous deux conseillers au Parlement. Il fut acheté en 1730 par Pauline de Simiane, petite-fille de madame de Sévigné, qui y vécut jusqu’en 1737. Veuve du marquis de Simiane, elle partageait son temps entre son hôtel d’Aix et sa bastide de Belombre à Marseille. Dans cet hôtel, en 1772, Emilie de Marignane logeait chez sa grand-mère, la douairière de Marignane, qui elle-même résidait chez son amant le marquis de Villeneuve Vence. L’hôtel passa par les femmes aux Fauris de Saint-Vincent, puis aux Villeneuve Vence. Dans la première moitié du XIXème siècle il appartenait à Alexandre de Périer.
n°15 rue Goyrand
Ou de Léotard d’Entrages
Bâti au début du XVIIIème siècle par Jean Léon de Léotard, seigneur d’Entragues. Par le mariage de sa petite-fille il passa aux Galliffet, seigneurs du Tholonet.
n°13 rue Goyrand
Charmant petit hôtel à façade à deux travées, construit au XVIIIème siècle pour Balthazar Melchior de Cabanes, baron de Viens, conseiller au Parlement de Provence.
n°9 rue Goyrand
Ou Joseph Honoré
Construit vers 1693 pour Joseph Honoré, expéditionnaire en cours de Rome. Il fut modifié pour Jean-Baptiste de Félix, marquis du Muy, conseiller au Parlement, devenu en 1735 sous-gouverneur du dauphin, fils de Louis XV.
n°7 rue Goyrand
Ou La Garde
Cet hôtel a appartenu au début du XVIIIème siècle à André de La Garde, procureur général au Parlement de Provence, puis à son neveu, André de Barrigue de Montvalon, conseiller au Parlement de Provence, mort en 1769.
n°5 rue Goyrand
Ou de Coriolis de Limaye, ou de Bausset, ou Borely
Bâti par Joseph de Tressemanes-Chasteuil, conseiller au Parlement, qui le vendit en 1736 à Joseph de Coriolis, baron de Limaye, seigneur de la Bastide Jourdans. Le département des Bouches-du-Rhône l’acquit à l’époque du Concordat pour loger les archevêques d’Aix. Mgr Champion de Cicé y vécut et y mourut en 1810. Ensuite propriété de l’excentrique procureur général Borély, qu’on pouvait surprendre chevauchant un cheval de bois dans son salon ou plongeant dans un immense cuvier d’eau froide pour se maintenir en bonne santé. En 1847, démis de ses fonctions, il s’adonna à l’élevage des porcs dans les environs de Gardanne. Anglomaniaque, ami intime de lord Brougham qui lança la Côte d’Azur, il avait donné le nom de New Porcell à son élevage. «On le voyait, écrit Mistral, entrer dans la ville à cheval, conduisant fièrement un troupeau de porcs anglais».
En 1842 l’hôtel fut acquis par le marquis de Beausset.
n°3 rue Goyrand
Ou de Reboul de Lambert, ou de Castellane-Majastre
Bâti à la fin du XVIIIième siècle pour Henri de Reboul-Lambert, conseiller à la Cour des Comptes. Avant la Révolution, l’hôtel passa au comte de Castellane Majastre. En 1812 il sera acquis par Louis-Xavier de Meyran, marquis de Lagoy.
n°2 rue Goyrand
Sa construction fut entreprise en 1786, quelques années avant la Révolution, par Joseph Philippe Bonnet de La Baume, conseiller au Parlement depuis 1766.
n°14 rue Mazarine
Ou de Châteauneuf, ou de La Tour du Pin, ou de Clapiers, ou Guillibert de la Lauzière
Propriété des Châteauneuf au XVIIème siècle, reconstruit au milieu du XVIIIème siècle par Esprit Dedans de Pierrefeu, chevalier de Saint Louis et maréchal des Camps et Armées du Roi.
n°12 rue Mazarine
Ou d’Albert, ou de Boyer de Bandol
Construit à la fin du XVIIème siècle pour François et Marc Antoine d’Albert. Il fut vendu vers 1745 à Joseph Marie de Cavet, marquis de Marignane.
n°10 rue Mazarine
Ou de Ricard de Saint-Albin, ou de Pazery de Thorame
Bâti à la fin du XVIIème siècle ou au commencement du XVIIIème pour Pierre de Ricard, seigneur de Saint-Albin, reçu en 1708 président de la Chambre des Enquêtes du Parlement. Pierre de Ricard, seul, sans enfant, loua l’hôtel au marquis de Vibraye et à sa femme née Grignan, puis en 1728 à Louis Palamède de Forbin, marquis de Solliès. En 1756 Claude François de Forbin-la Barben acheta l’hôtel et le revendit en 1774 à Pierre Symphorien de Pazery, conseiller au Parlement. En 1830 l’hôtel fut acquis par madame de Ribbe, qui y accueillit son frère, Mgr de Miollis, évêque de Digne en 1838.
n° 8 rue Mazarine
Ou de Rissy ou de Longchamps
Construit dans les dernières années du XVIIème siècle pour Alphonsine de Rissy, épouse de Joseph de Navarrin et de Longchamps. Il fut acheté en 1712 par Balthazar de Bézieux, magistrat à Aix.
n°46 Cours Mirabeau
Ou de Meyronnet de Châteauneuf, ou de Selle, ou d’Inguimbert
Hôtel construit pour Louis Perrin, troisième consul d’Aix, au milieu du XVIIème siècle.
n°44 Cours Mirabeau
Ou de Saboulin-Bolléna
Elevé pour Pierre Maurel entre 1647 et 1650 et vendu en 1665 à Marc-Antoine de Gassendi.
n°42 Cours Mirabeau
Ou Reinaud de Fontvert
Construit au XVIIème siècle par Pierre Maurel de Pontévès pour un de ses fils qui le vendit en 1704 à Joseph Lyon de Saint Ferréol. En 1768 l’hôtel fut acheté par Reinaud de Fontvert. En 1818 il fut vendu au chocolatier Giraud Ginesy.
n°40 Cours Mirabeau
Ou Esprit d’Arnaud, ou de Forbin d’Oppède
Construit pour Esprit d’Arnaud, conseiller à la Cour des Comptes, en 1648. En 1674 propriété du conseiller de Suffren, son neveu, marquis de Saint Cannat et de Saint Tropez.
Le bailli de Suffren, né en 1729 au château de Saint Cannat, y vécut. Sous l’Empire, l’hôtel fut acquis par le marquis Forbin d’Oppède et au XXème siècle par Edouard Jourdan.
n°36 Cours Mirabeau
Ou Laugier de Saint-André
Construit vers 1650 pour Joseph Courtès, avocat au Parlement. Il fut acquis en 1736 par Antoine de Laugier, seigneur de Saint André.
n°34 Cours Mirabeau
Ou Barlatier ou Traversery
Construit en 1650 pour la famille Traversery, vendu aussitôt à l’avocat Noël Gailhard, il sera acheté en 1713 par Bernardin Barlatier.
n°32 Cours Mirabeau
Ou Garnier
Construit vers 1650 pour le procureur Garnier. A la veille de la Révolution, il appartenait à la marquise deTulles (ou Tulle) de Villefranche, née Ricard de Brégançon. Par la suite il passa à un certain M. d’Entrechaux qui lui a laissé son nom.
n°30 Cours Mirabeau
ou Lambert
Construite pour Jean-Antoine Lambert vers 1650. Maison natale de Jaubert, né en 1779 et mort en 1847. Il fut conseiller d’Etat, directeur de l’Ecole des Langues Orientales et membre de l’Institut.
n°28 Cours Mirabeau
Ou Lambert
Construite pour François Lambert, avocat à la Cour et frère de Jean-Antoine Lambert, vers 1650. Maison acquise par Jean-Joseph Jullien : né à Aix en 1704 et mort en 1789, il fut professeur de droit à l’Université, puis conseiller à la Cour des Comptes. Il mourut dans cette maison.
n°22 Cours Mirabeau
Ou d’Arlatan de Montaud ou Eyguesier
Construit en 1648 pour Martin Eyguesier, avocat à la cour, vendu en 1679 à la famille Sextius d’Arlatan – Montaux. En 1681, Pierre de Gueydan achet l’hôtel. Il était encore occupé en 1880 par la dernière marquise de Gueydan.
n°20 Cours Mirabeau
Ou Milan
En 1656, le conseiller au Parlement César de Milan, seigneur de Cornillon et de Confoux, entreprend la construction sur le futur cours à carrosses d’un des plus vastes hôtels particuliers d’Aix. Un an plus tard, il meurt. Sa veuve poursuivra les travaux, qui seront terminés par son fils Claude, président au Parlement. Ce dernier épousa en 1672 Gabrielle de Forbin et joignit le nom de sa femme au sien.
n°18 Cours Mirabeau
Ou Esprit-Le-Blanc
Construit en 1656 pour Esprit Blanc, seigneur de Ventabren. Par les femmes, il passa aux Meyronnet de Saint-Marc en 1777. Toujours propriété de la famille.
n°16 Cours Mirabeau
Ou de Mougins-Roquefort, ou Melchior Grognard, ou Lyon de Saint-Ferréol, ou de Fabry
Construit en 1656 pour Melchior Grognard, trésorier général de France. A sa mort en 1688 il fut vendu à Alexandre Roux de Gaubert qui le céda peu après à Antoine Constant, lui aussi trésorier général. En 1736 il fut acheté par Jean Antoine Riquetti, marquis de Mirabeau. Préférant son château, ce dernier vendit l’hôtel très rapidement à Bouchet, seigneur de Faucon. En 1763 c’est Joseph Lyon, seigneur de Saint Ferréol et de Pontevès qui en devint propriétaire jusqu’à sa mort en 1798. En 1820 l’hôtel fut acheté par le premier président de la Cour royale, le baron de Fabry, dont le fils le revendit au premier président Rigaud. Enfin, il passa dans la famille des Mougins-Roquefort.
n°14 Cours Mirabeau
Ou de Raousset Boulbon, ou de Rascas
Cet hôtel fut construit, par l’entreprise Begue, vers 1650 pour Honoré de Rascas, seigneur du Cannet, son neuveu le vendit en 1698 à Silvy de Raousset, comte de Boulbon, Président du Parlement. En 1739, l’hôtel fut acheté par Antoine de Fauris-Saint-Vincent, conseiller à la Cour des Comptes, dont les descendants furent de grands savants et de grands collectionneurs, des hommes de bien et hommes d’esprit.
n°12 Cours Mirabeau
Bénédictines du monastère de La Celle
Bâtiment construit au XVIIème siècle par les Bénédictins de La Celle qui le quittent en 1685. Il est acheté par Maître Sauvaire, avocat, et ensuite par les Antoine Venel.
n°10 Cours Mirabeau
Ou de Boniface-Leydet, ou Gucidan, ou d’Isoard-Vauvenargues
Construit en 1710 pour François Boniface-Leydet, sieur de Peynier, conseiller au Parlement. Il fut vendu en 1731 à Gaspard de Gueydan. En 1761 il fut acquis par Jean Baptiste Bruni, marquis d’Entrecasteaux, président à mortier. L’hôtel fut vendu en 1810 au cardinal d’lsoard, dont la belle-sœur avait acheté en 1791 le château de Vauvenargues. En 1950 c’est un avocat qui s’y installe, Maître Bonelli, et plus tard l’orfèvre Vita.
n°8 Cours Mirabeau
Ou Sinety
Hôtel édifié au début du XVIIIème siècle par Louis Antoine Vacon, conseiller la Cour des Comptes. Il passa ensuite dans la famille des Sinety, puis des La Roque.
n°6 Cours Mirabeau
Ou Margalet de Luynes, ou Lombard du Castellet
Construit sur des terrains ayant appartenu au conseiller à la cours des comptes d’Albert en 1710 pour Antoine de Margalet, seigneur de Luynes, au début du XVIIIème siècle, acheté par les Lombard du Castelet. Après la Révolution il est acquis par les d’Albert Sainte Hippolyte et en 1821 par Félicien Agard. Au début de la IIIe République, le célèbre marquis félibre de Gantelmi d’Ille en devient le propriétaire.
n°2 – 4 Cours Mirabeau
Ou d’Esmivy de Moissac
Construit en 1710 pour Louis d’Esmivi de Moissac (on écrira plus tard Hesmivy), conseiller à la Cour des Comptes. Son petit-fils, capitaine de vaisseau, officier de Suffren, intendant à la Guadeloupe, livre son hôtel en 1750 à Honoré Armand, duc de Villars, gouverneur de Provence, en souvenir de son père. Mécène, il favorisera de nombreuses fondations culturelles ; bibliothèque, cabinet d’antiquités, jardin botanique, école de dessin, école des sciences.
n°16 rue Constantin
Au XVIIème siècle, propriété de Jean Baptiste de Séguiran, seigneur d’Auribeau, deuxième consul d’Aix.
n°31 rue de la Verrerie
Propriété des Rascas, seigneurs du Muy, de Château-Redon, de Bagarris, du Canet.
n°27 rue de la Verrerie
Propriété des Isnard au XVIème siècle, le vieil immeuble fut acheté en 1622 par Pierre de Gaillard, conseiller du roi, contrôleur ordinaire et provincial de guerre. La famille conserva l’hôtel jusqu’en 1771. A cette époque il fut vendu aux enchères et acheté par J. Féraud.
n°15 rue des Epinaux
Maison achetée en 1534 par Pierre de Cormis. François de Cormis, avocat et jurisconsulte célèbre, y naquit en 1639.
n°13 rue des Epinaux
Ou de Gantès, ou de Miollis
Maison de Jacques de Viany, trésorier général de France en 1666.
n°26 rue Vauvenargues
Ou de Thomassin, ou de Brancas
Immeuble modeste acquis en 1479 par Nicolas de Clapiers, seigneur de Pierrefeu. En 1652, une partie de la maison fut vendue à Alexandre de Thomassin, seigneur d’Aynac.
Le célèbre moraliste Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues, est né dans cette maison, le 5 août 1715.
n°29 rue Portalis
Joseph Ignace Saurin, jurisconsulte, y naquit en 1641 et y mourut en 1714. Pierre, son fils, l’habita jusqu’en 1743.
n°25 rue Portalis
Ou de Cormis, ou de Galliffet, ou d’Arnaud de Rousset
Au début du XVIIème siècle habitaient dans l’hôtel Pierre de Cormis et son fils Louis, président au Parlement, marquis de Brégançon, seigneur de Beaurecueil et de Roques Hautes. En 1664 les L’Enfant acquirent l’immeuble. Joseph, conseiller au Parlement, le vendit aux Gallifet, seigneurs du Tholonet. Ensuite, il fut occupé par les Arnaud, seigneurs de Rousset. Ce sont ces derniers qui le vendirent en 1768 à la veuve de Pierre de Robineau de Beaulieu, commissaire des Guerres et l’un des fondateurs de l’Académie de Marseille.
n° 34 rue Manuel
Ou de Jean-Baptiste-François Porte
D’abord propriété des Porte, l’hôtel passa dans la famille des Agard, puis dans celle des Salve.
n°17 rue Thiers
Ou de Régina
Cette maison a appartenu au début du XVIIIème siècle à Louis-Hercule de Ricard, marquis de Brégançon, conseiller au Parlement de Provence. Il fut ensuite acquis par Antoine de Régina, greffier en chef du Parlement. C’est en 1855 que la famille Sec l’acquit.
n°10 rue Thiers
Ou d’Arnaud
Construit au XVIème siècle, propriété de Palamède de Forbin, auteur de la réunion de la Provence à la couronne de France. Propriété des d’Agoult plus tard au XVIème siècle, il fut vendu au XVIIIème siècle aux Romégas.
n°7 rue Clémenceau
Construit au XVIIème siècle pour Philippe de Meyronnet, conseiller à la Cour des Comptes.
n°5 rue Papassaudi
Cette très grande maison appartenait au XVIe siècle à la famille Pignoli, dont l’un des membres, Louis Pignoli, fut premier consul d’Aix. Elle passa par la suite dans celle des Meyronnet en la personne d’Alphonse de Meyronnet, procureur général à la Cour des Comptes.
n°5 rue Espariat
Construit par la branche de Saint Simon de la famille de Mayol connue depuis 1278, et qui se disait descendante de Saint Mayol, abbé de Cluny, mort en 994.
n°6 rue Espariat
L’hôtel Boyer d’Eguilles, progressivement restauré de nos jours, fut commencé vers 1676, sans doute d’après les plans du grand architecte provençal Pierre Puget, surnommé le Michel-Ange français, pour Madeleine de Forbin d’Oppède, veuve du conseiller au Parlement, Vincent de Boyer, seigneur d’Eguilles (1618-1659). L’hôtel fut terminé par son fils Jean-Baptiste (1645-1709), grand amateur d’art et collectionneur averti.
n°39 rue Espariat
Ou de Bonnet de Malignon, ou de Gratian, ou Féraud
Habité au XVIIème siècle par Charles de Bonnet, seigneur de Malignon, il passa ensuite dans la famille Aune. En 1780 l’immeuble fut acquis par André Féraud, architecte.
n°42 rue Victor Leydet
Ou de Belcodene, ou d’Estienne de Saint-Jean
Construit à la fin du XVIIIème siècle pour le président de Cabre, seigneur de Belcodème, il passa ensuite aux d’Estienne de Saint-Jean qui y abritèrent une grande partie de leur collection d’objets d’art.
n°67 Cours Mirabeau
Ou de Boisson
Au XVème siècle se trouvait sur cet emplacement une auberge à l’enseigne de l’Ecu de France. L’immeuble allait même jusque dans la petite rue Saint-Jean. Il fut vendu à la fin du XVème siècle à Jean de Coriolis. C’est dans cet hôtel que naquit en 1542 Louis de Coriolis, dit « jambe de bois », président au Parlement de Provence et beau-père du poète Malherbe. Reconstruit en 1672 par Jean Jaubert pour le conseiller Honoré de Boisson.
n°65 Cours Mirabeau
Ou Hôtel de Beauveau, ou de Seguiran, ou d’Isoard de Chénerilles, ou Blanc de l’Huveaune
Après avoir été la propriété de Louis de Beauvau, sénéchal de Provence, cet hôtel fut vendu par ses héritiers, en 1475, à Vivaud Boniface, Grand Juge de Provence, et ses descendants l’échangèrent à Melchior Séguiran, seigneur de Vauvenargues et conseiller au Parlement de Provence. Pendant la construction du Cours, l’hôtel appartenait à la famille de Montauroux. Il passa ensuite aux Isoard de Chénerilles, puis aux Blanc de l’Huveaune et enfin en 1762 aux Bérage.
Appelé de Montauron probablement suite à une erreur.
Ou de Gautier du Poet
Henri Gautier, né en 1676, clerc de notaire, puis caissier, enfin en 1717 trésorier général des Etats, enrichi, anobli en 1724 par l’achat des terres nobles du Poët, Valavoire et Vernègues, achète en 1730 le terrain du moulin situé en haut du cours à carrosses et fait bâtir son hôtel qui aura « pour Cour le cours tout simplement ».
n°55 rue Emeric David
Hôtel du XVIIIème siècle d’une célèbre famille. Gaspard Grégoire (1714-1795) est l’auteur de « l’Explication des Cérémonies de la Fête-Dieu ».
n°33 rue Emeric David
Construit au début du XVIIème siècle par la famille des Antelmy de La Cépède dans le quartier de Villeneuve, l’hôtel fut acquis vers 1650 par la famille de Maliverny, originaire de Cotignac dans le Var. C’est Nicolas de Maliverny, reçu le 20 août 1655 conseiller à la Cour des Comptes, en l’office de son père, qui entreprit dans l’hôtel vétuste les premières transformations architecturales et les embellissements décoratifs intérieurs des pièces d’apparat du premier étage. Son fils Jean-Baptiste, reçu conseiller le 24 octobre 1690 et président à mortier le 14 février 1702, termina les travaux de rénovation.
n°26 rue Emeric David
C’est dans cette maison qu’est né le comte Joseph-Jérôme Siméon, célèbre jurisconsulte. Sa statue orne d’ailleurs, avec celle de son beau-frère Portalis, les marches du Palais de Justice d’Aix. Avant lui, le Père Joseph Bougerel, oratorien, y était né en 1680.
n°24 rue Emeric David
Ou de Barlet
A appartenu à Joseph de Barlet, avocat à Aix, puis à la famille de Fresse de Monval.
n°18 rue Emeric David
Ou de Taillas
L’hôtel de Barlet, de Taillas ou de Savignac apparaît avec une façade très sobre, en pierre de Bibemus, sans doute pour mieux faire ressortir la beauté de la porte d’entrée en fines marqueteries de bois des îles avec deux marteaux de bronze fort intéressants.
Photos de mars 2023
n°16 rue Emeric David
Ou de Thomas de La Garde
Construit en 1739 pour Henri de Thomas, marquis de La Garde, conseiller au Parlement. Mort sans enfant, sa succession alla aux Mark Tripoli de Panisse-Passis, propriétaires du château Borély à Marseille.
Photos de mars 2023
Photos avant la restauration
n° 12 rue Emeric David
Ou Guesnay, ou de Coriolis d’Espinouse
Construit vers 1590 pour Jean Guesnay, Trésorier Général de France, il passa en 1612 à Eléonor de Montpezat, veuve de Gaspard de Pontevès, seigneur de Carcès. Il passa dans la famille des Coriolis en 1662 et y demeura jusqu’à la fin du XVIIIème siècle.
n°12 rue Marie et Pierre Curie
Construit au XVIème siècle, habité par Joseph de Thomassin, avocat général en la Cour des Comptes, au début du XVIème siècle. Reconstruit en 1635 par Alexandre de Thomassin, seigneur d’Ainac, conseiller au Parlement. Vendu au début du XIXème siècle aux Sœurs de la Retraite qui le réunirent à l’hôtel de Galice situé quelques mètres plus bas.
n°1 bis rue Aude
A la fin du XVIIème siècle propriété d’Alexandre de Guérin, conseiller au Parlement.
n°12 rue Laurent Fauchier
Ou de Bompard
Construite en 1576 par Bompard, conseiller au Parlement. Remanié par François de Barthélemy, consul d’Aix en 1649.
n°2 rue des Bremondi
Reconstruit en 1606 pour Louise Mérindol, veuve du notaire N. Borrilli (mort en 1648).
n°5 rue de Littera
Cette demeure fut celle de la famille parlementaire d’Albert, et appartint ensuite au conseiller Mollet.
n°3-7 rue Adanson
Ou Hôtel d’Audibert de Ramatuelle
Hôtel qui appartenait au XVIIème siècle à Sextius de Séguiran, deuxième consul d’Aix en 1676. Le 16 mai 1750 y naquit le botaniste Thomas Albin Joseph d’Audibert de Ramatuelle, chanoine de Saint-Sauveur.
n°1 rue Adanson
Ou Poitevin
Construit au XVIIème siècle.
Propriété de Guillaume Poitevin à la fin du XVIIème siècle, il était maître de chapelle et professeur de musique de Campra et de Gilles.
Le 27 avril 1727 le célèbre botaniste Michel Adanson naquit dans cet hôtel.
C’était un botaniste célèbre, émule du grand Tournefort. Son grand-père était Ecossais et son père, originaire d’Auvergne, devint écuyer de Monseigneur de Vintimille, archevêque d’Aix.
n°7 rue de Littera
Construit au XVIIème siècle pour Guillaume de Littera, prévôt de l’église métropolitaine de Saint-Sauveur.
n°2 rue de Littera
Ou de Fonvert – Maison de Fontvert
Dans la façade de ce vieil immeuble transformé au cours des âges s’ouvre une belle porte du début du XVIIIème siècle.
n°27 rue Venel
n°29 rue Gaston de Saporta (Place de l’Université)
Hôtel construit du début du XVIIème siècle par Jean d’Estienne, époux de Jeanne Leblanc.
Sauveur de Michaelis, chevalier de Malte, seigneur baron de Martialis, conseiller au Parlement de Provence, vécut dans l’hôtel à la fin du XVIIème siècle.
Place des Martyrs de la Résistance
C’est en 1338 que l’Archevêque, Arnaud de Barchaisio, en jeta les premiers fondements. Demeure archiépiscopale sera l’hôtel des rois et des empereurs: elle accueillera François 1er en 1516, Charles IX en 1564, Catherine de Médicis en 1579, Louis XIII en 1622, Christine de Suède en 1656, Anne d’Autriche en 1660, les ducs de Bourgogne et de Berry, petits-fils de Louis XIV, en 1701, la duchesse d’Angoulême en 1823 et enfin Louis Napoléon en 1852.
n°30 Place des Martyrs de la Résistance
Au Moyen Age s’élevait à cet emplacement la maison qu’habitaient les prévôts de la cathédrale Saint-Sauveur. L’immeuble fut complètement transformé au début du XVIIIème siècle par Benjamin de Juiliac.
n°24 Place des Martyrs de la Résistance
Ou de Lavison
D’époque Louis XVI, construit par Louis de Gaillard d’Agoult en 1780, il a appartenu par la suite à la famille de Lavison.
n°4 rue Matheron
Antoine de Thoron, seigneur de Thoard, conseiller au Parlement, et qui fut un des commissaires chargés, en 1611, de l’instruction du procès de Gaufridi, le curé des Accoules de Marseille, accusé de sorcellerie.
n° 15 rue Marie et Pierre Curie
Ou de Forbin de la Fare
Propriété des Albi, seigneur de Brés, au XVIème siècle, il passe ensuite aux Forbin, seigneurs de La Fare et de Sainte Croix, jusqu’en 1720.
n°17 rue Marie et Pierre Curie
Ou de Guise, ou de Raffélis
La ville d’Aix avait acheté cet hôtel en 1600 à Henri de Raffelis, pour loger le duc de Guise, fils du Balafré et gouverneur de Provence, quand il venait à Aix. Vendu en 1642 aux Falque, marquis d’Oraison, qui furent les derniers propriétaires avant la Révolution.
n°13 rue Marie et Pierre Curie
Propriété au XVIème siècle du président Louis du Chaine, un des magistrats les plus érudits de son temps et qui manifesta tout sa vie un profond attachement à la cause d’Henri IV.
n°10 rue Marie et Pierre Curie
Ou de Thomassin
Hôtel qui appartient au XVIIème siècle à la famille de Galice.
n°34 Place des Prêcheurs
Ou Ventre de la Touloubre
L’immeuble avait appartenu au XVIIème siècle à Joseph Vincent, avocat, puis à Louis Ventre, seigneur de La Touloubre, célèbre avocat au Parlement et professeur de Droit à l’Université d’Aix.
Ou Martin du Puyloubier, ou d’Arnaud de Rousset, ou de Mayol
Propriété au XIVème siècle de Jean Martin, seigneur de Puyloubier. Au XVIIIème siècle appartint quelques années aux Arnaud de Rousset, qui le vendirent en 1716 à Jean de Mayol, conseiller à la Cour des Comptes. Il passa en 1766 à son petit-neveu, Honoré de Gras, conseiller au Parlement.
Construit vers 1676 par Pierre d’Agut, conseiller au Parlement.
Ou Martin du Puyloubier, ou de Simiane-Caseneuve
Immeuble habité au XVème siècle par Jean Martin, seigneur de Puyloubier, conseiller du roi René. L’immeuble fut vendu vers 1500 à la famille Simiane Caseneuve, qui le céda en 1511 à Gaspard Du Périer.
n°1 rue Manuel
Ou de Simiane
Ce vaste hôtel qui fait l’angle de la place des Prêcheurs, de la rue Manuel et de la rue Chastel a été construit en 1641 pour Angélique de La Cépède, sœur d’Henri de Simiane de La Coste, conseiller à la Cour des Comptes, sur l’emplacement de l’hôtel que possédait son père, Jean de La Cépède, seigneur des Aygalades, premier Président à la Cour des Comptes, qui fut également poète et l’ami de Malherbe.
n°10 rue de Montigny
Charles de Thomassin, seigneur de Tourtour, y vivait au XVIIème siècle.
Source d’eau thermale minérale Grande Romaine
n°7 rue de Montigny
Ou de Fortis
Ancienne maison des Fortis, a appartenu par la suite aux Lucas de Montigny.
n°2 rue Matheron
Ou d’Allard, ou Audier-Massillon
En 1622 l’immeuble appartenait à Jean Pierre Thomassin, seigneur de Saint Paul, né en 1565, avocat général au Parlement de Provence, puis conseiller du roi en ses Conseils.
n°22-24 rue Mignet
Ou de Caussini
Construit en 1617 pour Jean Baptiste Cavet, baron de Trets, conseiller au Parlement, sur l’emplacement de l’ancien Logis de la Cloche, il fut vendu en 1655 à Joseph Anne de Valbelle, marquis de Tourves, président au Parlement.
n°11 rue Mignet
Ou Duranti-la Calade – maison Bouteille
Construit en 1586 pour J.A. de Foresta, baron de Trets, premier président au Parlement. Architecte Babeau, maître gypsier Isnard Pocard. Il fut acheté – ensuite par les Duranti-La Calade.
n°10 rue Mignet
Ou Guiran de la Brillane, ou de Remusat, ou Sallier, ou de La Panouse
Elevé pour la famille Gassier au XVIIIème siècle, il fut vendu plus tard aux Guiran de La Brillane, puis à Jean Augustin de Rémusat, avocat général à la Cour des Comptes en 1782. En 1810 il est acheté par M. Sallier qui sera maire d’Aix.
n°6 rue Mignet
Construit au XVIIIème siècle pour Jean Ailhaud (1675-1756), médecin enrichi par la vente d’une poudre purgative, anobli par l’achat d’une charge de secrétaire du roi.
n°24 rue des Cordeliers
Propriété au XVIIème siècle de Charles de Trets, conseiller au Parlement.
Construit vers 1650 par les architectes Pavillon et Rambot pour les Le Blanc de Mondespin, parlementaires. A la fin du XVIIème siècle, il fut acheté par Pierre Joseph de Laurens, marquis de Brue et passa par les femmes à la famille de Boisgelin.
Ou Silvecane, ou Revest de Montvert, ou Pignet-Guelton, ou de Chénerilles, ou Paradis
Construit pour Claude Paradis, marchand tapissier, au milieu du XVIIème. Deux avocats, les frères Silvecane, firent construire cet hôtel dans la deuxième moitié du XVIIème siècle et le vendirent en 1695 au conseiller Pierre de Revest, sieur de Montvert. Cent ans plus tard il était acquis par Jean Baptiste de Pignet Guelton, seigneur de Saint Martin. Au cours du XIXème siècle il passa dans la famille d’Olivari et de Chenerilles.
Construit pour le maître d’orfèvre Christophe Cieubert, vers 1650.
Construit pour le maître orfèvre Jacques Dubosc, vers 1650.
Rebâti en 1740 pour Théodore de Villeneuve, baron d’Ansouis et de Gras, conseiller au Parlement.
Hôtel bâti peu après 1750 par Joachim de Beausset, seigneur de Roquefort, dont le fils sera archevêque d’Aix de 1817 à 1829. Plus tard l’hôtel passera aux Valori.
n°25 rue de l’Opéra
C’est dans cet hôtel qui appartint au XVIème siècle aux Séguiran que naquit en 1778 le comte Joseph Portalis, ministre de la justice sous la Restauration, premier président de la Cour de Cassation et enfin vice-président de la Chambre des Pairs en 1834.
n°26 rue de l’Opéra
Ou Laurens de Peyroles
Dédaignant le quartier des robins, l’austère prévôt général de la Maréchaussée Antoine de Laurans de Peyrolle, de la branche cadette de la famille de Brue et de Saint-Martin, choisit d’édifier son hôtel dans le nouveau quartier de Villeneuve. Il demande en 1675 à Louis Jaubert, l’architecte ayant déjà réalisé l’hôtel de Boyer d’Eguilles et à Louis Cundier, graveur et géomètre, de réaliser « une demeure baroque mais sans emphase, qui ne manque pas d’allure et reflète l’autorité de son propriétaire ». Achever en 1690.
Le poète Saint John Perse, prix Nobel, séjourna en cette maison en 1960.
n°24 rue de l’Opéra
Ou de Bonnecorse-Lubières
Construit aux XVIIIème siècle pour les Arlatan de Montaud, barons de Lauris. Par les femmes, il passa aux Bonault Lubières en 1837, puis aux Bonnecorse.
n°18 rue de l’Opéra
Ou d’Antoine Venel, ou de Benault de Lubières, ou de Piolenc
Construit vers 1650 par Pavillon et Rambot pour Jean Louis d’Antoine, conseiller à la Cour des Comptes, Lors du séjour de Louis XIV à Aix, Olympe Mancini, comtesse de Soissons, y résida. Acheté au XVIIIème siècle par les Piolenc, l’hôtel passa en 1762 à Antoine Joseph de Lestang-Parade.
n°2 rue Thiers
Hôtel de la première moitié du XVIIème siècle construit pour Pierre de Raphaelis de Roquesante, conseiller au Parlement, dont l’intervention courageuse sauva la tête de Fouquet en 1664.
n° 43 rue Roux-Alpheran
Construit au milieu du XVIIIème siècle, il appartint au XIXème siècle au maire d’Aix Adolphe Sallier.
n°35 rue Roux-Alphéran
Ou Bourguignon de Fabregoules, ou d’Astros ou Silvy
Le greffier aux comptes Jacques Silvy commanda les travaux de sa maison en 1693. Propriété du président Ripert de Mondor, qui le vendit en 1772 à Jean Baptiste Bourguignon, puis aux d’Astros.
Ou de Foresta, ou de Bresc
Construit au XVIIème siècle pour la famille Pigenat, Il passe aux Foresta de 1811 à 1852 et ensuite à la famille de Bresc. Au lendemain de la première guerre, mondiale il est revendu aux Foresta.
Ou de Barthelemy de Saizieu, ou Daret, ou de Gardane
Habité au XVIIème siècle par Daret, qui le vendit en 1665 mais continua à l’habiter jusqu’en 1668. Acquis ensuite par la famille Saizieu.
n°38 Cours Mirabeau
Ou de Maurel de Ponteves
Le 4 janvier 1648, Pierre Maurel, ancien postier, ancien drapier, auditeur à la Cour des Comptes, entreprend l’édification sur l’actuel 1 cours Mirabeau de l’hôtel plus prestigieux de la ville. Il fut édifié entre 1647 et 1650. Sa fortune lui permit de contracter alliance avec les plus vieilles familles du pays : en 1640, il avait épousé Suzanne du Laurent ; en 1645 il se remaria avec Diane de Pontevès. Ce « Crésus de la Provence », devenu seigneur de Pontevès et de Volonne, va faire construire maison digne de lui et de ses descendants. Au XIXème siècle, l’hôtel entra dans la famille d’Espagnet.
Ou Jacques de La Roque
Construit dans la deuxième moitié du XVIIème siècle pour Jacques d’Arbaud, seigneur de Jouques, en remplacement d’un immeuble ayant appartenu Jacques de La Roque, fondateur de l’hôpital.
Ou d’Estienne du Bourguet
L’hôtel a été depuis 1490 dans la famille des Maynier d’Oppède, qui de 1507 à 1671 a donné au Parlement quatre premiers présidents sur vingt-deux, dont Jean de Maynier qui fit exécuter au XVIème siècle l’arrêt de Mérindol. L’hôtel a été acheté et rebâti en 1730 par les Thomassin de Saint Paul, parlementaires.
Faculté des Lettres de 1846 à 1950, l’hôtel abrite aujourd’hui divers instituts de recherche et d’études.
Ou de Grimaldi-Régusse, ou de Saporta
Construit en 1650 pour le président Charles de Grimaldi, marquis de Régusse, baron de Roumoules. Il fut vendu au XVIIIe siècle aux Forbin La Barben. En 1743, il fut acquis par Honoré Boyer de Fonscolombe.
Les Estienne de Saint-Jean possédaient à cet emplacement, depuis la fin du XVIème siècle, une vieille demeure. Au siècle suivant, pendant la Ligue, François d’Estienne demeura fidèle à Henri III et Henri IV et fur proscrit d’Aix par les Liguers. La demeure passa alors dans une famille de parlementaires, les Martigny, héritiers du nom et de la fortune des Estienne. C’est vers 1670 que l’ancienne demeure fut transformée sous la direction du grand architecte Pierre Puget. L’Hôtel Estienne de Saint-Jean est devenu en 1932 le musée d’histoire de la Ville d’Aix-en-Provence, « Musée du Vieil Aix ».
Il fut construit entre 1664 et 1667 par Louis de Mercoeur, duc de Vendôme, gouverneur de Provence et cardinal, petit-fils d’Henry IV et de Gabrielle d’Estrées.
n°15 rue Matheron
n°6 rue Matheron
Ou Hôtel de Raousset, ou Hôtel Guérin de Castellet
Maison acquise en 1349 par Etienne Matheron, elle resta cinq cents ans dans cette famille. Elle fut habitée au XVIIIème siècle par Louis de Raousset et Pierre de Guérin du Castelet, président à la Chambre des Comptes.
n°10 rue Espariat
La superbe demeure du marquis Henri Reynaud d’Albertas.
L’élévation de la façade et les décors vieillissants de style Louis XIII de l’ancien hôtel de Séguiran ne répondaient plus, au temps de la Régence, au goût du marquis d’Albertas. Il fit rénover la façade en 1724, et plus tard son fils Jean-Baptiste, déplorant que l’hôtel soit encaissé dans une rue étroite, fit non sans difficulté l’acquisition des maisons qui lui faisaient face, qui furent rasées en 1745. Ce dégagement permit la création d’une place semi-élliplique à l’ordonnancement classique.
n°13 rue Aude
Ou de Croze, ou de Miollis
Construit pour la famille Peyronetti à la fin du XVIème siècle, l’hôtel devint au XVIIIème siècle propriété de la famille de Miollis, dont sont issus Mgr Bienvenu de Miollis.
Construit au XVIIIème siècle. Propriété des Gautier, barons d’Aiguines et de Sénez. Belle façade de style néoclassique réalisée en 1786.
Cet hôtel, célèbre par ses peintures murales et par le séjour, fut bâti vers le milieu du XVIIe siècle par le conseiller au Parlement J.-F. d’Aimar d’Albi, baron de Châteaurenard, sur l’emplacement d’un vieil immeuble qui avait appartenu au siècle précédent aux Rascas, seigneurs du Canet. Le roi Louis XIV y fit un séjour en 1660.
Dans la cour intérieure (sur la gauche de l’hôtel), il y a un escalier en trompe l’oeil réalisé par Daret (1614).
Le médaillon situé au-dessus de la porte, se trouvait sur l’ancien établissement de la Miséricorde alors qu’il était sur la place de Hôtel de Ville. Il rappelle la fondation à Aix de cette oeuvre charitable qui date de 1590.