Enclos Reynaud

Plan créé à partir du livre Histoire d’Aix-en-Provence édition Presses Universitaires de Rennes 2020 (page 43)

Traversée en oblique par l’avenue Henri Pontier au nord, par la rue de La Molle au centre et la Rue Célony au sud, est limitée à l’est par la rue de la Fraternité et à l’ouest par l’avenue d’Indochine.

Enceinte

1790, au nord de l’enclos Milhaud (puis clos des Tilleuls) découverte d’un mur rectiligne de direction générale est-ouest, « ancien mur des romains » (longueur estimée 200 m) avec un élément de mur en saillie, adosse au parement nord (approximativement du n°24 avenue Henri Pontier au n°12)

Voirie

1842, fouilles systématiques de E. Rouard, dans la partie nord de l’enclos Reynaud, ancien enclos Sylvacane, aujourd’hui propriété « La Cardinale ». L’objet le plus important trouvé dans ces fouilles est une tête, sans doute impériale, exhumée le 10 août, à un mètre environ de profondeur, renversée et reposant sur le sol antique. E? Rouard avait reconnu dans cette tête le portrait de Septime-Sévère et l’identification à été confirmée par de récentes recherches. La tête impériale est conservée au musée Granet.

1842, lors de ce fouilles, découvertes d’un pavé en dalles en pierres de taille froides, présumé être une voie, de direction générale est-ouest, bordée au nord et au sud par des pièces au sol en béton, dont les murs maîtres suivent une direction divergente par rapport à l’essentiel des vestiges des zônes voisines, mais sensiblement identique à ceux de la zone du même chantier. La largeur de ce dallage, mesurée sur le plan est de 3,4 m. Etat de conservation inconnu.

1842-43, dans un secteur non fouille, probable ruelle, large de 2,8 m environ, de direction nord-sud à restituer entre les habitations. Etat de conservation inconnu.

Monument publique

1841 et 1843, au nord de l’enclos Milhaud (ancien enclos Sylvacane puis Niel), aujourd’hui clos des Tilleuls. Fouilles systématiques de E. Rouard.

Mise au jour d’un ensemble complexe que le fouilleur jugeait peut-être remanié et dont les vestiges étaient, le plus souvent, à 1,5 m au-dessous du niveau du sol ; au de-là d’un grand aqueduc, deux vastes salles sur hypocaustes, des bassins et des pièces décorées de mosaïques, que E. Rouard interprétait comme des éléments de thermes publics, à cause du nombre des bassins ou réservoirs, des bains, et particulièrement des hypocaustes qui ont été reconnus.

Datation proposée II siècle sur la foi d’une estampille circulaire datée de 123. Les monnaies attestent, jusqu’à la fin du IV siècle au moins, une fréquentation de cet ensemble retrouvé dans un état de spoliation avancé. Etat de conservation inconnu, sauf pour les éléments de décor conservés au musée Granet.

Habitations

1790, au nord de l’enclos Milhaud (puis clos des Tilleuls) découverte à quatre pieds de profondeur du sol et près du chemin allant à celui d’Avignon au cimetière de l’hôpital St. Jacques, plusieurs pavés de mosaïque.

Etat de conservation inconnu, hormis les fragments déposés à l’époque : 17 fr. de la scène de comédie conservés au musée Granet ; embléma de Thésée contre le Minautore conservé dans le collection de la Ville ; la mosaïque de Darès et Entelle a été déposée en partie, puis perdue.

1841, au nord de l’enclos Milhaud (ancien enclos Sylvacane puis Niel), aujourd’hui clos des Tilleuls. Mise au jour d’une vaste aire découverte entourée, au moins au sud et à l’est, par un portique : « on trouvera dès les premiers jours, plusieurs bases de colonnes en pierre, sur place, et dans la direction du nord au sud. Etat de conservation inconnu.

1842, fouilles systématiques de E. Rouard, dans la partie nord de l’enclos Reynaud, ancien enclos Sylvacane, aujourd’hui propriété « La Cardinale ». Mise au jour de bâtiments qui ont été élevés sur un terrain précédemment construit, et que E. Rouard interprétait comme un possible édifice public. Tout semble montrer pourtant qu’il s’agit d’un ensemble d’habitations luxueuses. Etat de conservation inconnu.

1980, enclos Laugier, fouille de sauvetage de A. Kauffmann au pied de la future cage d’ascenseur du bâtiment B du lotissement « La Cardinale ». Apparemment, cette fouille a remis au jour une partie des vestiges exhumés en 1842 par E. Rouard. les vestiges ont été détruits.

1841, au nord de l’enclos Milhaud (ancien enclos Sylvacane puis Niel), aujourd’hui clos des Tilleuls. A l’extrême nord de la zone fouillée, dégagement de l’angle sud-est d’une salle au sol décoré d’une mosaïque blanche encadrée d’une ligne noire élevée de 0,7 m à 0,8 m au-dessus de la pièce située plus au sud.

1930, dans la propriété au 6 bis rue de Sontay , la mosaïque au « dieu marin » est remise au jour et déposée. En attente de restauration, elle est conservée au musée du Vieil Aix (ref : Chroniques de Provence, dans Mémoires de l’institut Historique de Provence VII, 1930 page 128).

1843, dégagement de deux grandes salles aux sols décorés de mosaïques polychromes, jouxtée par deux passage aux sols en mosaïque et séparées de l’ensemble par un espace de 30 mètres, apparement vierge de toute construction.

Le décor de l’ne des deux pièces (6mx8m) offre au centre un tableau complet avec tous ses détails. Il représente Orphée charmant les animaux. Le style dal mosaïque suggère une datation de la seconde moitié du II° siècle.

Le tableau central est présenté au musée Granet.

1979, Tranchées de reconnaissance archéologique de A. Kauffmann dans l’enclos Laugier (ex enclos Sylvacane) avant la construction de trois immeuble du lotissement « La Cardinale » au 8 bis rue de la Molle.

Les vestiges ont été remblayés.

1979, Mise au jour d’un segment de mur de direction nord-sud.

1979, quatre segments de murs de direction ouest-est échelonnés sur 40m de longueur ; celui du nord présente un retour vers le sud et détermine un espace au sol couvert d’une mosaïque. Au nord de cette pièce se trouvait une cour dont on a retrouvé le sol tassé, sous lequel courait un caniveau à bordure de pierre et fond de mortier.

Etat de conservation inconnu.

1979, mise au jour de quatre segments de murs de direction ouest-est ; le plus à l’est présente un retour vers le nord. Des sol en béton de tuileau ont été relevés ainsi qu’un pièce au sol pavement de 6,8m de large.

Les vestiges ont été détruits.

1979, découverte d’un fragment de mosaïque très détériorée.

1980, fouille de sauvetage de A. Kauffmann, dans l’enclos Laugier (ex enclos Sylvacane, sous l’emprise de l’immeuble A du lotissement « La Cardinale ».

A l’extreme airs du chantier, le fouilleur a reconnu un mur de direction générale est-ouest qui lui a paru limiter deux ensembles dont seul le plus méridional a pu être exploré.

Les vestiges ont été détruits.

1971, dans la rue de la Molle, du n°12 au n°30, lors des travaux de voirie, mise au jour, sur près de 135m de long, de vestiges se rapportant à plusieurs habitations. A hauteur des n°26 et 28 : présence de quatre sols en béton situés à des niveaux altimétriques différents et séparés d’au moins deux murs ; deux égouts. Sol en béton à la hauteur du n°24 et un autre à la hauteur du n°16. Face au n°14, sol en béton délimité à l’est par un mur ; à l’est de celui-ci, un égout et un sol en opus sestile.

Les vestiges ont été détruits.

Avant 1841, Selon E. Rouard, « s’il faut s’en rapporter au dire d’un ouvrier, on aurait vu, non loin du bassin (pavillon de la Molle) une chapelle ou salle soutérraine, qui aurait été recomblée immédiatement ».

Etat de conservation inconnu.

1906, lors du creusement d’une tranchée, découverte d’une mosaïque à 1,50m de profondeur, reconnue sur une longueur d’environ 10m, en avant du Pavillon Vendôme, jusque vers le bassin qui est au milieu du jardin.

Etat de conservation inconnu.

1766, Selon le Père Moulin, en 1766 en faisant des excavations dans un champ situé au couchant de Pavillon de la Molle on a trouvé des ruines d’un édifice fort considérable parmi lesquelles il y avait un assez grand nombre de colonnes de pierre froide avec des chapiteaux de l’ordre corinthien ressemblant au gothique.

1974, lors de la construction de l’école des Beaux-Arts, fouille de sauvetage de R. Ambard, G. Bertucchi et J.-L. Charrière. Entre 1,50m et 2m sous le niveau du sol actuel, mise au jour de trois sols revêtus de mosaïques : deux mosaïques blanches bordées d’une bande noire et une autre composée de panneaux décoratifs juxtaposés avec motifs géométriques blancs et noirs.

Les vestiges ont été détruits.

1993, sondages de reconnaissances archéologiques, par X. Chadefaux et A.-h. Nalin, au sud-est des bâtiments de l’école des Beaux-Arts, à l’emplacement des pieux de fondation d’un théâtre Nô.

Mise au jour partielle de sols de béton, de murs et de deux mosaïques, l’une blanche à bordure noire et l’autre décorée d’un tableau polychrome figurant un rétiaire et portant l’inscription BERYLLUS.

Le panneau figurant le rétiaire a été déposé et est conservé au musée Granet ; le reste des vestiges a été détruit ou réenfoui.

1790, Pavé de mosaïques à carrés et losanges. A. J.A. Faris de Saint Vincens mentionne ces mêmes pavements.

1790, Bain orné de colonnes de 25 pouces de diamètre, figurant sur le plan de J. Reinaud. Un dessin en large du même document montre qu’il s’agit vraisemblablement d’une petite cour dallée bordée de portiques comme le suggère aussi un texte de A. J.A.A Fauris de Saint Vincens.

Etat de conservation inconnu.

1790, Mosaïque à raies blanches et bleues, à carreaux, surmontée d’un voûte.

Etat de conservation inconnu;

1935, au 5 bis rue de Sontay, Villa Maury : chapiteau à feuilles d’acanthe, richement décoré, avec départ de colonne cannelée, de 0,65m de diamètre, pierre, à 2m de profondeur.

Selon le propriétaire, des murs ont été détruits lors de la construction de la maison.

1954-55, a l’occasion de travaux de voirie dans la rue Sontay, destruction de sols de mosaïque blanche, de canalisation orientée est-ouest et d’un hypocauste dont la voûte était intacte.

1959, entre la rue de La Molle et de Hanoï, à moins 2m du sol, F. Benoit signale la mise au jour d’un dallage de marbre et d’une mosaïque polychrome (motif central constitué par un canthare avec lemnisques ; encadrement de palmettes et de « cornets »).

Etat de conservation inconnu.

Nécropole

1966, à l’occasion de travaux dans l’avenue Henri-Pontier, découverte à 1,70m de profondeur, d’un segment de mur de direction nord-nord-ouest/sud-sud-est. Il a été reconnu sur 1,1m de long ; sa largeur était de 0,50m ; un des parements était revêtu d’un enduit en mortier rose.

Les vestiges ont été détruits.

1790, Hors de ces murs du côté nord et à la distance de 12 à 14 toiles, on a trouvé un lieu destiné aux sépultures. Il y avait une grande quantité d’urnes, de lampes sépulcrales, de défenses de sangliers. Dans ce même endroit et environ à sept pieds de profondeurs, on a trouvé une grand urne de terre suite terminée en ampère remplie d’ossements réduits en cendre et de charbon. A côté de cette urne il y avait un cadavre dont le squelette était peu conservé. Les os de ses poignets étaient engagés dans les entraves de fers très étroits, séparées l’une de l’autre par une courte bar de fer.

Etat de conservation inconnu

1966, mise au jour d’une tombe en coffrage de dalle et de tegulae, qui contenait une urne en verre, sans doute à interpréter comme une sépulture à incinération en dépôt secondaire.

Les vestiges ont été détruits.